20. Innsbrucker Promenadenkonzerte

Prestations | 21.07.2014

Nous avons d’abord effectué un périple dans les rues de la ville. En colonne par deux, nous avons rejoint l’Annasäule (la colonne de Sainte-Anne dans la rue Maria-Theresien) avant de prendre une formation de cortège et de revenir sur nos pas, en musique cette fois, jusqu’au Goldenen Dachl, célèbre monument de la ville, devant lequel Thomas Henkel a cédé sa baguette à Isabelle Ruf-Weber pour quelques marches qui ont enthousiasmées les touristes présents sur la place. Nous sommes alors repartis vers la cour du Hofburg toujours en musique. Le temps d’enlever shako, gants et sabre, de se réhydrater un minimum et de reprendre son souffle, le cortège au pas de charge et le beau soleil de cette fin de journée nous ayant quelque peu essoufflés. Puis, nous sommes montés sur scène et avons patiemment attendu que les cloches aient fini de sonner pour commencer notre concert. Nous débutâmes avec la Marche florentine de Julius Fucik arrangé par Otto Würsch. Les premières notes furent tendues. Nous avions été prévenus, le public est très exigeant, la concentration était donc à son comble. Néanmoins, il ne fallut que peu de temps pour que la magie opère et que la nervosité disparaisse. Plus nous avancions dans le programme plus une osmose se créait entre le public et les musiciens. Le programme, justement, bien qu’exigeant techniquement et musicalement, fut très apprécié selon les nombreux échos positifs que nous reçûmes par la suite. En effet, que se soit l’ouverture de l’opéra de Guiseppe Verdi La Forza del Destino arrangé par Franco Cesarini, Prince Igor et les Danses polovtsiennes d’Alexander Borodin arrangé par Evi Güdel-Tanner, (amie de notre directrice et présente lors de notre voyage), la Sinfonietta Alpestre de Jean Daetwyler où la Landwehr accompagnait le soliste Nicolas Devènes au cor des alpes, ou les Bulgarian Dances (part II) de Franco Cesarini sans oublier la célèbre Fanfare du Printemps de Joseph Bovet, toutes les pièces recueillirent leur lot d’applaudissement de la part d’un public nombreux et incroyablement attentif. Malgré la fatigue engendrée par le cortège et le concert qui fut d’une grande intensité, il y eut une petite once de regret à quitter la scène mais nous achevions ainsi de la plus belle des manières notre saison musicale. Et les vives félicitations que nous transmit Isabelle Ruf-Weber du directeur artistique du festival, Alois Schöpf, ne firent qu’augmenter notre satisfaction.