Enseigner à l’Ecole de Musique

Vie en Landwehr | 06.12.2016

Margot, peux-tu nous parler de ton parcours musical?
J’ai pris mes premières leçons de flûte à bec avec ma voisine. Plus tard, mes parents m’ont inscrite dans la fanfare de mon village, Domdidier. La fanfare manquant de clarinettes, je me suis alors retrouvée avec cet instrument inconnu dans les mains. Depuis, il y est resté et j’en ai fait mon métier. J’ai étudié la clarinette au Conservatoire de Fribourg dans la classe de Jean-Daniel Lugrin, avec qui j’ai obtenu mon certificat d’étude. Par la suite, j’ai continué à étudier cet instrument à l’HEMU (Haute Ecole de Musique) au Conservatoire de Lausanne, dans la classe de Frédéric Rapin, dans laquelle j’ai obtenu un Bachelor et un Master de pédagogie musicale avec discipline principale la clarinette en 2011. En parallèle, j’ai exercé un apprentissage d’assistante médicale, ainsi qu’une maturité professionnelle en santé-social.

J’enseigne la clarinette (depuis 9 ans) et la flûte à bec et solfège (depuis 15 ans) dans différentes écoles de musique du canton de Fribourg, ainsi qu’à l’Etat de Vaud. Sur l’ensemble des 2 cantons, je compte 65 élèves de 5 à 73 ans à mon actif.

Comment se passent les cours avec les élèves?
Les cours se passent au mieux dans la plupart des cas. Je pense qu’il est positif que chaque élève suive un cours individuel et avance à son propre rythme. Par ailleurs, l’EML organise aussi des activités d’ensemble sous diverses formes, ce qui me paraît être une formation très complète. Cela permet aux jeunes de se rencontrer, de se lier d’amitié et aussi de partager leur passion, et de faire de la musique d’ensemble. Les élèves de flûte à bec jouent en groupe soit pour la fondue de soutien de la Jeune Garde ou lors des auditions. Concernant l’effectif actuel à la flûte à bec et solfège, il est de 10 élèves en première année, 4 en deuxième année et pour terminer, de 3 en troisième année. Comme on peut le constater, on déplore quelques pertes chaque année. Mais la saison 2014-2015 fut exceptionnelle concernant les débutants. Pour résumer, j’ai 17 élèves de flûtes à bec et 1’élève clarinettiste, âgés de 6 à 12 ans.

Dans l’Ecole de Musique, tu t’occupes des bases avec la flûte à bec?
Je m’occupe des bases de solfège, la pratique de l’instrument (coordination des doigts, du souffle, de la lecture…), le chant pour qu’ils apprennent à s’écouter, le rythme (nom des notes, etc…). Il me semble judicieux de joindre la flûte à bec au solfège, afin que les enfants puissent jouer d’un instrument à vent, afin que les cours ne soient pas que pur solfège. Ils arrivent généralement facilement à jouer en lecture à vue (lecture d’une partition) à la fin de leur formation. Plus tard, les élèves apprennent un autre instrument plus facilement que s’ils n’avaient aucune base de solfège. J’en ai d’ailleurs la preuve avec mon élève clarinettiste, Romane Kilchoer, qui progresse de façon régulière, rapide, avec déjà une grande maturité musicale, et dont je suis très fière. Par la suite, il arrive que des élèves quittent la Landwehr pour faire du piano, de la guitare, ou un autre instrument qui ne fait pas partie d’un orchestre d’harmonie.

Selon toi, combien d’années sont nécessaires pour pouvoir acquérir les bases d’un instrument à vent ou à percussion?
Pour moi, en moyenne, je dirais 3 ans de pratique de flûte à bec et solfège pour pouvoir poursuivre la pratique de la musique avec les instruments à vent ou à percussion. Tout dépend, en somme, du rythme de chaque élève. Certains progressent rapidement et n’ont besoin que de 2 ans d’apprentissage; d’autres, un peu moins rapidement et ont besoin de 4 ans. Mais en moyenne, 3ans sont à mon avis nécessaires.

Comment se passe le contact avec les parents des élèves?
Tout se passe très bien, avec les parents comme avec les élèves. Aux moindres soucis, je prends contact avec eux. Je n’hésite pas à leur faire part de mon bonheur lorsque tout se passe bien aussi. Je les croise souvent quand ils viennent amener leur enfant au local de la Landwehr pour les cours, ce que j’apprécie beaucoup.

Merci, et tout de bon pour la suite!

Laurette Heim